COACHING ? Qu’est ce que c’est, VRAIMENT ?

Depuis 3 ans, j’ai passé une grande partie de l’hiver sur les pistes de Mx Italiennes avec des pilotes dont l’objectif était plutôt simple : PROGRESSER.
J’ai fait, et je fais toujours, mon possible pour les aider qu’ils soient 12 ou seul.

Mais quelle est la différence entre le coaching et les stages de pilotage ?
On fait le point !

-Le nombre
Le coaching, c’est Max 4-5 pilotes pour être complètement disponible et ne rater AUCUN détails
Cela peut être même seul avec le rider pour une efficacité extreme.
Un stage, c’est généralement entre 8 et 12 pilotes. Au delà, c’est abusé.

-Le prix
Le prix comptable d’une journée ne variant pas, il faut donc que le (ou les) pilote (s) aspirant au Coaching compensent leur faible nombre financièrement.
Donc de 50 à 100$ pour un stage mais plutôt entre 100 et 600$ la journée pour un coaching, suivant la « valeur » du coach.

-Le travail
En coaching, on n’apprend pas à rouler, on peaufine. Donc tout est dans le détail ! Vidéo, oeil vif et répétitions sont de mises
Une journée de coaching cet hiver, c’était entre 60 et 70 tours de circuit. Oui il faut un peu d’entrainement quand même pour tenir le rythme !

-Le niveau
Si jamais un pilote n’a été plus rapide que moi lors d’un stage, en revanche cette dernière année, 80% des pilotes venant à la maison pour coaching étaient plus rapides que moi.
J’en profite pour en parler ici justement : NON, il n’est pas obligatoire d’avoir été un top pilote pour être un bon coach. Intelligence, mémoire et ouverture d’esprit compensent sans difficulté les titres Nationaux ou Mondiaux.

-La tenue
Si pour un stage, je m’équipe toujours pour pouvoir montrer un exercice mal compris, en revanche pour du coaching, je reste en civil et je mets surtout de bonne chaussures car les aller-retours sont nombreux !

-Le lieu
Ce sont les mêmes !
Un champs d’ornière est génial pour du coaching et un stage à Ernée permet de passer un cap lors d’un stage en groupe…comme l’inverse.

-Le cadre légal des stages.
Comme au Ski, il faut un brevet de Moniteur pour être dans les règles en France et surtout être assuré.
Je ne fais donc pas de stage en France, car je n’ai aucun diplôme.
Je fais donc uniquement des stages en Suisse, Chine, Indonesie, Belgique et Hollande.

-Le cadre légal du coaching
Il n’y en a pas, si ce n’est qu’il faut déclarer ce que l’on gagne.
Car il n’y a pas de groupe, pas de location de piste, pas de mouvement à reproduire, pas de démonstration ou d’apprentissage de choses dangereuses.
Le coaching, c’est finalement ton pote qui te donne une bonne trace, ta copine qui te met en confiance, ton père qui te dit où te mettre sur la grille.
Ce sont des conseils que tu prends ou pas.

-Les stars
Cross Up est pour moi LA référence des stages d’ailleurs il suffit de prendre la liste des pilotes et des moniteurs qui y sont passés : impressionnant.
C’est aussi une des seules structures fixe en France avec logement, restauration, atelier et plusieurs circuits.

Kervella, Demaria et Vimond sont pour moi LES référence en Coaching aujourd’hui.
Mais j’imagine que mes jeunes années à les regarder évoluer en GP ont biaisé mon jugement.

-La satisfaction
Différente évidemment.
Regarder ton pilote gagner une manche ou simplement faire passer un gros double à un débutant donnent les deux du plaisir.

-Ce que je préfère ?
Le coaching a 3 de même niveau dans le sable. Il n’y a rien au dessus. Tu as la banane du matin au soir tellement les pilotes passent un cap rapidement.

-Ce que je déteste le plus ?
Un stage de 12 pilotes débutant en Supercross, sur un terrain avec des sales appels, dans la poussière !
Non sans rire, j’ai une relation amour-haine avec le SX.
C’est surement là où je suis le plus efficace car les clefs sont nombreuses et payent de suite…mais l’épée de Damoclès qu’il y a au-dessus de la tête des pilotes m’a souvent dissuader de le faire. Et cela risque de ne pas changer. Je ne le ferais que pour mon fils je pense…

-Les bons côtés :
Travailler dans le détails et le sport que l’on aime le plus au monde
Partager son savoir. Pourquoi garder tout cela pour soi alors que je ne m’en sers plus ?

-Les mauvais côtés :
La météo qui gâche tout au dernier moment, les chutes, les têtus et le fait de ne pas pouvoir rouler alors que le terrain est top.
C’est à ce moment que tu ressens vraiment bien que tu es fini.
Ton tour est passé, c’est à eux maintenant.

-Alors que choisir ?
Les deux sont à faire !
Par contre c’est l’ordre qui est important.
On débute par des stages où le nombre vous poussera à vous dépasser par mimétisme et compétition, mais en toute sécurité.
On fignole ensuite par du coaching pour aller chercher les derniers 20% de potentiel…

Et vous ? Racontez moi vos meilleurs et vos pires souvenirs d’apprentissage !
#Coaching #Motocross #977coaching #School

texte: Pierrick Paget